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Albacore

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Parmi les prétendants au titre, qui l'eût cru : Zoé

Publié par Syl Alba sur 27 Octobre 2020, 12:18pm

Catégories : #Albaroc

Parmi les prétendants au titre, qui l'eût cru : Zoé

Zoé fait partie du paysage énervé de la Côte d'Opale depuis une vingtaine d'années. Son stoner/hard rock a toujours fait preuve d'une grande efficacité, depuis ses débuts sur scène et son premier effort Make It Burning, sorti en 2006. Dirty Little Sister (2009) et Raise The Veil (2014) ont jalonné le parcours de ces rockeurs du nord, jusqu'à ce Bring Into The Light qui pourrait bien tout dynamiter cette année (vœu pieux ?).

Bring Into The Light, sorti en 2020 chez Brennus

Bring Into The Light, sorti en 2020 chez Brennus

Bien qu'un peu passé à côté des deux disques « du milieu », ou en tous cas ne disposant plus de souvenirs très clairs à leur sujet, je serais prêt à miser gros sur une première place du podium pour ce nouveau brûlot. En même temps, je ne prends pas beaucoup de risques : il est tellement impressionnant que ses grands frères n'ont que peu de chances de parvenir à son niveau, quelles que soient leurs qualités. D'entrée, les Dunkerquo-Calaisiens ont annoncé la couleur : à mes yeux, "Voices", l'extrait initial qui a été présenté au public en avant-première, peut tout simplement prétendre au titre de tube rock de l'année ! Il compte bien quatre ou cinq moments mémorables à lui seul, dont un solo que l'on peut chanter à tue-tête sous la douche ou avec ses potes en soirée (ou les deux si vous êtes vraiment proches de vos potes), la marque des grands morceaux. Et le plus incroyable, c'est que les autres parviennent à atteindre les mêmes standards de qualité. Pas un mince exploit. Très inspiré, très appliqué, Zoé n'a rien laissé au hasard pour ce retour à la lumière, dont on espère qu'il sera définitif, et plus flagrant que jamais aux yeux de tous. Le point fort de cet album, c'est qu'il n'a pas besoin d'être défendu à coups d'arguments subjectifs, qui laissent fatalement du monde sur le bord de la route : les compos s'avèrent tellement riches et débordent tellement de riffs et d'idées qu'on ne peut qu'adhérer, dès lors que ce terrain de jeu vous parle en premier lieu. Et là encore, tous les voyants sont au vert : la musique de la joyeuse troupe nordiste se montre aussi référencée qu'accessible au plus grand nombre, de l'ado en goguette au plus vieux fan de Motörhead en passant par n'importe quel amateur d'extrême un tant soit peu ouvert sur le reste du monde. Du calme, les sanguinaires, il est vrai que pour attirer les foules il faut la plupart des temps sortir la mitraillette à compromis, mais ici on a véritablement affaire à l'exception qui confirme la règle. Et « accession à la notoriété » ne signifiera a priori pas « accession à la propriété » (bien malheureusement, d'ailleurs) ; même si on souhaite le meilleur à Zoé, on peine à croire qu'un raz-de-marée médiatique les installe sur un quelconque piédestal dans un futur proche. Ceci dit, « il n'y a que ceux qui n'ont pas essayé qui ont eu des problèmes », comme disaient le(s) prophète(s). Néanmoins, les ressemblances ponctuelles à Romain Humeau et Eiffel nous rappellent que même les pontes du rock en France ne roulent probablement pas sur l'or. D'un autre côté, si le fan-club de Muse pouvait s'activer pour faire la promotion de Back Into The Light, il ferait une bonne action (on décèle facilement les –nombreux– hits potentiels comme « By Your Side »). Une nouvelle fois, je tiens à rassurer la communauté barbare, Zoé est et restera avant tout un groupe de stoner, entretenant des accointances avec de nombreux malfrats, graisseux et autres apôtres de la déesse Décibel (des vieilles légendes comme Led Zep, MC5 ou Lemmy aux nouveaux boss comme QOTSA), et cela s'entendra toujours dans les pavés qu'il daigne balancer à la gueule de la populace. Sa sensibilité et son perfectionnisme expliquent certainement pourquoi on songe à une success story, mais le fond de « commerce », ce sont quand même ce gros son bien plombé (bravo la prod'), ces multiples plans à déconseiller aux fragiles de la nuque et ces magnifiques refrains, une autre marque de fabrique. Last but not least, rendons hommage à Fred le derviche tourneur qui nous scotche littéralement avec sa palette plus qu'étoffée et contribue largement au côté accrocheur des dix pistes que nous avons la chance de pouvoir nous enfourner. Si vous n'achetez qu'un disque de stoner cette année, ne vous trompez pas. On vous aura prévenus !

Syl Alba

Impossible de choisir un autre titre en guise de tête de gondole, même si le niveau global est ultra-homogène et, il faut bien le dire, exceptionnel !

Zoé se cache ici, sa musique n'attend que vous à cet endroit, et on peut se procurer (on doit se procurer) cette superbe pièce chez Brennus ou chez tous les bons disquaires, si vous en connaissez.

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