Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Albacore

Albacore

Metal et autres genres gravitant dans les sphères voisines .......... Chroniques (nouveautés, albums récents, disques cultes) .......... Interviews .......... Tops .......... Humour à la con .......... Pour tout savoir et tout découvrir en temps réel, suivez Syl Alba sur Facebook


Lag I Run - Vagrant Sleepers (2019)

Publié par Syl Alba sur 20 Février 2020, 09:10am

Catégories : #Albhatröss

Lag I Run - Vagrant Sleepers (2019)

2019/Klonosphere


C'est indéniable, le nombre de groupes de très grande qualité a explosé depuis quelques années, pour différentes raisons dont les facilités d'accès aux tutos virtuels et à un enregistrement plus que solide ne constituent pas les moindres. Dans le même temps, nous autres, pauvres auditeurs, n'avons pas forcément suivi la même évolution et sans être radicalement conservateurs pour autant, nous réclamons toujours autant notre dose de magie, sans nous laisser forcément impressionner par les effets de manche, le côté "professionnel" et la pub massive dont bénéficient certaines productions. Heureusement, il reste encore également un grand nombre de zikos tout aussi éperdus d'originalité, qui continuent à donner le meilleur d'eux-mêmes pour avant tout se faire plaisir (car on sait que ceux pour qui ce n'est pas le cas ont ensuite toutes les peines du monde à convaincre leur public potentiel, qui a alors le choix entre suivre l'artiste par fidélité ou commencer à sérieusement grincer des dents). "Ici, c'est Paris !" Non, pas du tout, excusez-moi. Les quatre viennent du Var, d'ailleurs. "Ici, c'est le Paradis", plutôt. Le parc d'attractions, le défouloir, la fontaine à bière triple (un peu moins tout public pour cette dernière, je vous le concède). Lag I Run, c'est la déferlante. L'avalanche, même. Faith No More, Klone, Devin Townsend, Dream Theater, Queen, Muse, Gorod, Step In Fluid, Ghost, Radiohead (l'ultime "The Isle" et son quart d'heure de pur bonheur), les guitar heroes, vous pouvez vous en donner à cœur joie pour reconnaître les pontes du genre, pardon, des genres, et ce n'est là que la partie la plus visible, la plus évidente (à mes yeux bien sûr, chacun ajoutera son lot de vedettes du showbiz rock/métallique/expérimental au gré de son background et de ce que ses oreilles décèlent), ça croule de clins d'oeil et de plans jouissifs qui nous rappellent nos idoles. Même si le nombre de références est déjà conséquent au premier abord, la véritable liste des influences de Nay Windhead et de ses émérites ouailles remplirait un annuaire à coup sûr. Un détail, cependant : l'impression générale qui se dégage, c'est surtout que nous avons affaire à une formation iconoclaste dotée d'une forte personnalité et un capital sympathie qui mériterait de faire son entrée au CAC 40. Le groupe s'approprie littéralement toute la (bonne) musique digérée pendant des dizaines d'années et crée un gentil monstre (qui restera effrayant pour ceux qui n'aiment pas trop être surpris) qui nous en met plein la tête tout au long de ce merveilleux second album. Les atmosphères sont plus qu'éclectiques, les humeurs extrêmement variées et les innombrables plans de toute sorte offrent au fan (oui, vous serez fan) un paysage d'ensemble b(ig)arré au possible. Lag I Run nous transporte par sa créativité et nous décoiffe (je sais, pour certains d'entre nous ce n'est pas vraiment un exploit) par sa myriade d'idées, de variations, de riffs virtuoses, de parties de chant hors du temps... C'en est à un tel point que la troupe devrait penser à ouvrir un musée pour faire admirer l'étendue de sa panoplie, lieu qu'elle pourrait d'ailleurs nommer en s'inspirant de l'un de ses titres : le Muscles Muscles Museum

Syl Alba

 

Liens à venir 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents