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Albacore

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Le récap qui décape n°3 : les articles de la semaine (11/10-17/10)

Publié par Syl Alba sur 18 Octobre 2021, 23:22pm

Catégories : #Le récap qui décape, #Albacorpse, #Albacstage, #Albaroc, #Albarcore

Du côté de chez Albacore, l'engouement ne se dément pas au fil des semaines, et celui-ci rencontre un écho chaleureux de la part des groupes, qui ne fait qu'amplifier cet enthousiasme. A noter le retour des interviews pour cette nouvelle semaine, avec Ninth et les voisins lillois de Sumeria. En espérant que ce soit le début d'une longue série...

Du côté de chez Albacore, l'engouement ne se dément pas au fil des semaines, et celui-ci rencontre un écho chaleureux de la part des groupes, qui ne fait qu'amplifier cet enthousiasme. A noter le retour des interviews pour cette nouvelle semaine, avec Ninth et les voisins lillois de Sumeria. En espérant que ce soit le début d'une longue série...

Oui oui, la musique est du même tonneau (©Pierre Abitbol Heafy)

Oui oui, la musique est du même tonneau (©Pierre Abitbol Heafy)

Salut les Ninth ! J'espère que tout roule pour vous en ces temps agités et notamment particuliers pour les zikos, ma première question sera d'ordre historique : pouvez-vous me parler du rapport entre Ashes To Fire et Ninth?

Bonjour !

Je suis rentré dans le groupe et c'était les Ashes To Fire dans un style encore plus metalcore et old school qu'aujourd'hui. On a voulu faire confiance à certains labels ou pseudo managers. A base de contrat pas tenu et autre mésaventures, nous avons décidé de tout "recommencer" et de changer de nom. Plus concis, plus clair, plus rapide, plus facile à retenir etc. Correspondant aux neufs vies d'un chat, c'est une sorte de renaissance. Notre chanson "Reborn" déjà parue du futur EP en parle à la perfection.


Votre musique traîne allègrement ses guêtres dans le deathcore et le djent, mais qu'en est-il des membres de Ninth au demeurant ? 
Était-ce une évidence pour vous d'atterrir dans cet univers, une issue unanime, ou plutôt le fruit de longues tractations, de débats et de compromis, de par les goûts de chacun ?

Le style musicale était très metalcore à la August Burns Red dans les débuts avec un peu de Parkway Drive, de Heaven Shall Burn, Job For A Cowboy, et les patrons du genre As I Lay Dying.
On s'est un peu djentisé et alourdi avec le changement de line-up et notre facon de faire plus originale on va dire. On garde toujours les idées et les bonnes choses des débuts du groupe. 
Pour ma part, j'arrive du thrash, du hardcore, stoner et je n'avais pas autant de connaissances que les deux guitaristes qui sont les pièces majeures de composition du groupe. 
L'un est très August Burns Red, Phineas, Fit For A King, As I Lay Dying.
Et  l'autre est plus Kadinja, Within The Ruins...


Que pensez-vous apporter au genre ? Souhaitez-vous "juste" être un très bon soldat de la horde Deathcore, ou l'amener dans de nouvelles contrées, dépayser les auditeurs/auditrices ?

Les deux, que les gens nous remarquent et se souviennent de nous, comme le groupe aux deux facettes parce que c'est là que résident notre originalité et notre carte maîtresse.
Effectivement les deux guitaristes sont également les deux chanteurs/screameurs du groupe.
La première partie du set, l'un chante et l'autre gratte, et la deuxième moitié, ils inversent et ça donne une autre voix.
Le début est plus aigu et scream, et la deuxième moitié est plus grave et growl.

©Simon Bailhache - Photo

©Simon Bailhache - Photo

Vous avez indéniablement apporté un très grand soin à la préparation de "Deadline", votre single sorti il y a un petit mois, quelles sont les étapes pour aboutir à un résultat aussi fouillé, et quels sont les détails a priori minimes mais qui au final font selon vous toute la différence ?

La facon de composer. Le fait que notre guitariste mixe, masterise et a passé beaucoup de temps. Il a consacré beaucoup d'énergie à peaufiner le moindre son. Refaire les enregistrements, les voix etc. 
On est convaincu du résultat et on croit au potentiel de nos productions, des musiques qu'on a bossées et travaillées. 
On fait exactement pareil pour tout les sons que l'on sort.


Quelles sont à votre avis les différences entre "Deadline" et "Growing Confusion", votre tout nouveau single, sur le plan du rendu comme sur celui de l'élaboration ?

Une des forces de Ninth c'est le fait d'être deux à composer. Même si nos influences se rejoignent, on a quand même des façons assez différentes d'écrire les musiques. 
"Deadline" est, je pense, plus technique et va être plus appréciée des musiciens alors que "Growing Confusion" est un peu plus simple mais efficace et va avoir tendance à toucher plus de monde d'une manière générale.


Le système de sorties plus récurrentes mais dans le même temps plus courtes, réclamées par l'époque et les plates-formes de diffusion, vous convient-il bien ou êtes-vous nostalgiques d'un temps où les groupes balançaient leur album de but en blanc ?

Les deux je dirais. Faut savoir s'adapter, maintenant faut sortir ses creations petit à petit pour garder le public, qu'il attende les nouveaux sons, qu'il reste peut etre connecté d'une certaine façon.
J'ai le groupe d'un ami sur Bordeaux qui ont bossé comme des malades pendant 2 ans pour teaser tout le monde. Les gens sont restés à l'affût grace à un contenu de qualité.
Ça a fait un carton quand c'est sorti (récemment). Pour Ninth, on procède par un single par mois, ça nous dérange en aucun cas. 
On met du contenu visuel pour appuyer l'ensemble (clips, playthrough, shootings, behind the scene, making of etc).


Un grand merci à William et à Ninth pour cet échange, retrouvez le groupe ici pour avoir accès à leurs sorties récentes ou moins récentes, et à tout ce qui les concerne de près ou de loin !

Mortal Scepter est un groupe de blackened thrash dunkerquois dont le second album, Where Light Suffocates, est sorti en 2019.

Si le titre éponyme ne constitue pas la toute première menace du disque, place prise par l'intro "A Ray Of Despair" qui ne laisse aucun doute quant à la létalité de l'ensemble, il est bien celui qui synthétise la capacité offensive de Mortal Scepter et démontre sa maîtrise des grands axes du genre. Son underground mais authentique et intelligible, vélocité et férocité comme symboles du mix black/thrash, côté très accrocheur du morceau, tout concorde pour porter bien haut l'étendard du style. "Where Light Suffocates" est rythmé par un chant hargneux à souhait et des riffs virevoltants, et jamais on ne trouve le temps long dans cette atmosphère belliqueuse. Le niveau des zikos les place sur un rang de choix, les solos, par exemple, sont très pertinents et on pourrait se méprendre facilement sur le plan du savoir-faire, en les prenant pour une formation scandinave ou, sans considération de nationalité, pour un représentant notable, ancestral et reconnu du genre. Délectez-vous donc de la lyric video ci-dessous et comme beaucoup de thrasheurs extrêmes, guettez les prochaines sorties de cette horde noire notoire, qui s'est entre autres fait remarquer sur la déjà légendaire compil We Are French, Fuck You!, deuxième du nom.

On avance dans la joie et la bonne humeur sur la page Facebook du groupe pour en savoir plus.

Après la chronique de son nouvel EP Rémittence (voir Récap 2), Sumeria se plie à l'exercice des 6,66 questions, à travers son guitariste lead, Bertrand.

Après la chronique de son nouvel EP Rémittence (voir Récap 2), Sumeria se plie à l'exercice des 6,66 questions, à travers son guitariste lead, Bertrand.

Salut les gars ! 1ère question : pouvez-vous nous expliquer ce que signifie le nom du groupe et en quoi il vous paraît bien correspondre à votre univers ?

Sumeria fait référence à la civilisation sumérienne, l'une des plus chères à nos yeux puisqu'elle a (entre autres) inventé la bière ! 
Etant donné le rapport très intime entre la bière et le Rock ou le Metal, ça nous paraissait très à propos !


Vous sentez-vous plus proches de la scène rock alternative avec chant en français comme No One Is Innocent ou Lofofora ou de la scène metal ? À moins que vous ne vous considériez comme un électron libre gravitant indifféremment dans l'une ou l'autre selon les opportunités et les événements ponctuels...

Nos principales influences musicales ne sont pas uniquement francophones, mais on attache de l'importance à ce que nos textes soient en français. 
On a toujours préféré des textes compréhensibles et cools, plutôt qu'un anglais pouvant être approximatif…
Ça étonne généralement les personnes qui nous découvrent, mais les retours sont positifs à ce niveau ! 
Sans être un électron libre, c'est vrai qu'on se laisse porter par nos envies musicales, tout en tâchant de garder une cohérence dans ce que l'on propose.


À quoi ressemblera idéalement le successeur de Rémittence ?

Idéalement, à quelque chose d'encore mieux ! 🙂
On a quelques compos en cours, on verra quand elles seront mûres si elles tiennent cette promesse. 
Notre fil conducteur reste de garder du contraste au sein d'un même titre, de trouver les arrangements nécessaires dans la prod pour apporter de la subtilité, d'avoir une tracklist fluide et cohérente. 
On essaiera donc de pousser ce principe plus loin sur le prochain.


Quels sont selon vous les avantages et les inconvénients du chant en français dans votre créneau musical ?

Le premier avantage c'est qu'étant notre langue maternelle, le français reste notre moyen le plus sûr d'écrire correctement ! 
Aussi, le public nous retient notamment avec cette différence. 
Si de grands groupes Metal ont déjà fait la différence avec le français (No one, Mass, Lofo, etc.), ça reste encore trop rare. 
A l'inverse, il peut y avoir parfois quelques réticences à écouter du metal francophone, sans doute parce que l’anglais est plus répandue et que des auditeurs vont peut-être parfois plus se concentrer sur le texte que la musique. 
C'est comme ça, ça ne se contrôle pas !


Quelle est à votre avis votre place actuelle au sein de la scène lilloise, et de quelles formations locales vous sentez-vous le plus proches ?

Après quasiment 2 ans sans concert, pas facile d'estimer une place ! Mais a priori elle est petite 🙂 
Les formations dont on se sent le plus proches s’expliquent pour des raisons musicales, mais surtout humaines. 
Dès qu'on peut partager la scène avec Billsnatch (Punk / Rock français) et Bunker Project (Metal « Protéiforme » comme ils aiment se définir) : on fonce !!


Pour sortir du rang et vous faire connaître, vous devez vous faire une place dans ce que vous appelez l'"océan numérique" qu'est le net. Comment procédez-vous, est-ce que ça marche et avez-vous une ou deux astuce(s) pour tirer votre épingle du jeu ?

Ca marche bien, la preuve : on reçoit des demandes d'interviews ! Merci d'ailleurs 🙂
On a contacté pas mal de webzines/chroniqueurs à la sortie de Rémittence, ça commence à porter ses fruits. 
Il faut s'armer de patience : on est très nombreux à contacter ces medias, qui sont tenus par des passionnés, qui veulent faire les choses bien (et heureusement !), donc pas à l'arrache, donc pas en 2 jours…
Le peu de conseil qu'on pourrait donner : l'intelligence et le respect… 
Cela passe par de vraies prises de contact, en évitant des copier/coller d'un message impersonnel. 
Il faut aussi choisir à qui on envoie ces messages.
C'est logique, mais beaucoup de sites/pages se spécialisent. 
Se tromper là-dessus fait perdre du temps aussi bien à l'émetteur, qu'à l'expéditeur. 


C'est le moment de se quitter mais aussi de passer à la tribune libre. Si vous avez un message qui vous tient à cœur ou des éléments à ajouter, c'est le moment ! Merci à vous, bonne continuation (super)sonique à Sumeria et à bientôt !

Tout d’abord, un grand merci à toi !
N’hésitez pas à faire un petit tour sur notre page, et même si entretemps nous écumerons quelques scènes dans la région, on vous donne rendez-vous à L’EnFrance Du Rock 4, le 26 mars 2022 en ouverture d’une grosse soirée avec LAZY et NO ONE IS INNOCENT !!!

Le QG de Sumeria, c'est par ici.

Muddles est un groupe français de rock metal alternatif formé en 2018 et auteur de son premier album longue durée, Mind Muddling, en 2021.

Avec Muddles, le postulat de départ est aguicheur : mêler le rock des 90s à des influences beaucoup plus metal (le death et le djent sont même évoqués). Comme on peut le constater avec "Human Aptitude" qui clôt Mind Muddling, le premier album, le groupe originaire des Alpes parvient à un amalgame très abouti entre ces deux univers pas forcément faciles à combiner. Ce titre, appuyé par un clip sorti il y a quelques mois, démontre la capacité des musiciens à sonner à la fois de manière très aérée et très percutante. Le mid-tempo accrocheur constitue le parfait terrain de jeu pour Barbara, frontwoman dont le chant schizophrène nous rappelle bien les chanteuses vedettes des années 90 mais également les accès de folie d'une Karyn Crisis. Cette variété vocale, alliée à la diversité des riffs (l'alternance arpèges/plans trapus), confère à "Human Aptitude" un statut de curiosité musicale nous encourageant fortement à reprendre les choses depuis le début et à laisser nos oreilles voguer de piste en piste tout au long de Mind Muddling.

C'est plus un portail, c'est un carrefour chez Klonosphere pour découvrir de quoi il en retourne ! Et ça se passe ici !

Au sein d'Albacore, c'est-à-dire chez moi, ça bouillait d'impatience pour découvrir la version longue durée des nouvelles aventures de Frank Carter, jadis hurleur chez Gallows et désormais rock star en solo (avec ses Rattlesnakes quand même pour envoyer le boa) qui sortait ce vendredi 15/10 son 4ème effort perso, Sticky.

Ce n'est pas vraiment une chronique, plutôt une petite missive joyeuse lancée sur Facebook à propos de l'acquisition toute fraîche de l'objet en question :

"Aujourd'hui Frank Carter sort son nouvel album (avec ses Rattlesnakes), pas vraiment nécessaire d'en faire l'apologie, si vous êtes clients du genre (punk rock survitaminé avec pas mal d'ingrédients pop et modernes), peu de risques d'être déçus. Pas mal de featurings dont celui pour le déjà légendaire "My Town" avec Joe Talbot de Idles, au final un sacré patchwork, complètement à l'image de la cover de ce Sticky. Y'a même du saxo, tiens. 
En tous cas de ce côté-ci de la Manche ça va tourner bien comme il faut."

Vous voudrez forcément en savoir plus alors ça se passe ici...

Alma est un groupe de hardcore punk tourangeau ayant commencé à sévir en 2014 et qui vient de sortir son premier disque, Time's Running Out.

Chez Alma, deux éléments semblent primer sur le reste : la musique (ils ne cherchent pas particulièrement à mettre en avant les membres du groupe et ne s'étendent pas sur leur bio) et le live (nombre de concerts important, premier enregistrement après une demi-douzaine d'années seulement). Devant la qualité de Time's Running Out en général et de "Fading Process" en particulier, on pourrait trouver ça dommage, mais il faut regarder les choses par l'autre bout de la lorgnette, et imaginer à quel point Alma, aussi tranchant qu'un Salomon sous acide, a pu se faire les dents sur scène et faire mûrir ses compos en utilisant le malheureux public comme cobaye, pour au final nous offrir cette galette surpuissante sur un plateau. Pas question pour ces zikos surexcités, visiblement atteints du syndrome de Touraine (c'est comme Tourette mais version hardcore), de s'autoriser une sortie en demi-teinte, et on devine aisément qu'il en va de même pour les gigs : tout porte croire qu'Alma y donne tout, et même plus. Vous l'aurez compris pour ceux qui ont vaguement eu vent de la nouvelle formule ici, cette chronique en cinq points principaux et axée sur un titre précis sera marquée du sceau de la tricherie, et doublement par dessus le marché : c'est bien sûr Time's Running Out dans son intégralité qui est loué ici, même si "Fading Process", votre hôte sur Bandcamp, s'acquitte merveilleusement de son rôle de vitrine du disque, et ce sont autant les prestations live que les géniales compos qui sont mises en avant, tellement les deux facettes semblent indissociables, ce qui n'a rien de surprenant quand on gravite dans cette scène bouillonnante. Pour le reste, je respecterai le contrat sans dépassement rédactionnel, mais que ceux qui seraient frustrés par un éventuel manque de détails se rassurent : le hardcore punk d'Alma tue, tout simplement, dans la lignée d'un Nine Eleven​, sa frénésie musicale magistralement déployée n'a d'égale que le brio vocal de Giny (connue pour ses hurlements au sein de LØVVE​ !), et la troupe n'attend plus que vous pour le prouver sur scène !

Alma, c'est par là !

One With Me est un projet de doom atmosphérique initié par Dahey, guitariste des doomsters valenciennois de Nornes, et qui a récemment sorti un EP trois titres, Emy Lies.

Pour ce titre d'ouverture plutôt épais (6'44 au compteur), l'ami Dahey a eu la bonne idée de faire appel à un éminent protagoniste de la scène boulonnaise (et habitué d'Albacore), l'ami Grog Dallery, pour tenir le micro ainsi qu'apporter sa patte au niveau des guitares. Les riffs, aussi mélancoliques qu'efficaces, et les atmosphères bien noires évoquent le spectre de l'immense Katatonia, pour notre plus grand bonheur bien entendu. Les vocaux de Grog se marient parfaitement à cette ode funeste et comme dans Letters Written on Dead Leaves on pense rapidement aussi à un autre ponte du genre, les regrettés Anathema. "Emy Lies" ne demande ainsi qu'à être passé en continu, à imprégner vos murs pour instaurer une ambiance sombre, tout en restant un morceau très accrocheur, qui s'étire pour marquer le côté planant. Associé au transitoire "Have You Ever Said Farewell?" et à un "Virgo" (avec au chant Rom, le compère de Davy aka Dahey dans Nornes) évoquant une nouvelle fois les incontournables Liverpuldiens cités plus haut, le titre éponyme constitue un argument de choix pour justifier (si besoin en était) l'acquisition du très beau digipack proposé, écrin de ces trois nouvelles odes obscures et atmosphériques.

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